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Du 7 au 9 Juin 2021, se tenait European Lab, une series de talks, conférences et workshops centrés sur le sujet des changements de récits au niveau européen. Dans les 3 jours de European Lab, plus de 80 orateurs invités ont échangés et débattu autour de thèmes comme l'inclusivité, la soutenabilité, la représentation de genre et de minorités, l'afropeanité.

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Modération : David Djaïz

Intervenants : Chloé Ridel, Primavera De Filippi, Shahin Vallée

Crédit Photo : Brice Robert

 

Carte blanche à David Djaïz : Quels récits alternatifs pour la France et l’Europe ?

« David Djaïz, l’intellectuel qui veut changer l’Europe du XXIe siècle » titrait récemment un news magazine français. Ce jeune et brillant haut fonctionnaire invite à « maîtriser la mondialisation » débridée qui nuit à la démocratie et à la justice sociale, et « reprendre notre destin en main » en remettant la nation démocratique au cœur de l’agenda progressiste et en défendant une « écologie républicaine ».

 

Dans son dernier essai, Slow démocratie (Allary éditions), David Djaïz estime que l’Europe doit « cesser d’être un marché pour devenir une puissance publique », complémentaire de la vitalité des nations et propose d’inscrire la transition écologique « dans un puissant récit collectif ». European Lab a souhaité lui donner carte blanche pour mener une série de conversations qui pourraient inspirer de nouveaux récits, positifs et mobilisateurs.

Alors que nous sommes encore pris·e·s dans la pandémie globale de Covid-19, la question de l’après-crise se pose avec acuité. Une véritable bataille des récits va probablement s’engager dans les mois et les années qui viennent. L’extrême droite nationale-populiste a une longueur d’avance. Progressant électoralement sur tout le continent européen, elle est en passe de remporter la bataille culturelle en surfant sur les peurs et les angoisses, parfois fondées, de millions d’Européen·ne·s face à des phénomènes qu’ils·elles ne comprennent plus.

 

Face au national-populisme, les grands récits font défaut. Si l’écologie apparaît comme un élément central pour la reconquête d’un destin commun, elle peine à s’incarner dans un récit inclusif et positif, et donc à recevoir une traduction politique qui dépasse les « citadelles électorales » de l’écologie politique. Quels pourraient être les fondamentaux d’un nouveau récit français et européen positif dans le monde de l’après-Covid, face au récit national-populiste ?

Nous avons également saisi cette opportunité pour enregistrer des entretiens avec Sarah Gamrani, instigatrice du recueil de poésie « Au-delà du Club » (à lire ici), et avec Steven Van Lummel, fondateur d’un des lieux phare de La Haye, le PIP (à lire ici).

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